La REMUNERATION

Le gouvernement augmente le point d’indice de 0,5 % au 1er mars 2008 et fixe la rémunération des heures supplémentaires à « 25 % de plus que l’heure normale ».

Le décret 2008-198 signé par le Président de la République, paru au JO du 29 février 2008 majore la rémunération des agents de l’état de 0,5 % à compter du 1 er mars. Il s’agit d’une mesure unilatérale, aucune organisation syndicale n’ayant signé le volet « salarial » de l’accord du 21 février. Autre mesure unilatérale, le décret 2008-199 signé par le 1er ministre fixe la rémunération des heures supplémentaires à 25 % de plus que l’heure normale à compter du 1er janvier. Le gouvernement devra proposer plus s’il veut éteindre le contentieux salarial dans la fonction publique de l’Etat.

L’augmentation de 0,5 % au 1er mars

La valeur annuelle du traitement afférent à l’indice 100 majoré et soumis aux retenues pour pension

est fixée à 5468,34 euros soit une augmentation de 0,5 % à compter du 1er mars 2008. Lors des négociations salariales des 18 et 19 février, le ministre E.WOERTH a fait une proposition complémentaire d’augmentation de 0,3% au 1er octobre, soit un total de 0,8 % pour cette année.

Compte tenu notamment du niveau de l’inflation cette proposition parait très insuffisante.

De ce fait le contentieux reste ouvert et le gouvernement devra « revoir sa copie » à la hausse.

Les heures supplémentaires

Désormais les heures supplémentaires seront rémunérées 25 % de plus que l’heure normale à compter du 1er janvier. Cela concerne les indemnités horaires pour travaux supplémentaires (IHTS),

et les heures supplémentaires des secteurs de l’enseignement, de l’administration pénitentiaire et de la police.

Cette mesure unilatérale harmonise à la hausse ces heures supplémentaires. Mais comme l’indique BERCY : « la majoration concerne les heures supplémentaires demandées ponctuellement par l’employeur et acceptées par l’agent ».

Cette mesure s’inscrivant dans le « travailler plus pour gagner plus », ne concernera pas tous les agents ou les concernera de façon inégale. A ce titre elle ne règle pas le problème du pouvoir d’achat dans la fonction publique.

Le SNPC demande que la prime de rattrapage du pouvoir d’achat soit appliquée à tous les contractuels :

Un « relevé de conclusion » de février dernier, signé conjointement par le Ministre et le Secrétaire d’Etat à la Fonction Publique explique le processus du dispositif de garantie du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires :

Ce dispositif qui sera mis en place dès cette année, concerne le rattrapage éventuel du coût de la vie sur les 4 dernières années passées.

Il s’agit de verser une prime à chaque agent titulaire qui équivaudra à la différence (sur 4 ans) entre l’évolution du traitement indiciaire et l’indice des prix à la consommation : si le traitement brut a évolué moins vite que l’inflation (+ 6,8%) sur la période considérée, une indemnité unique d’un montant brut équivalent à la perte du pouvoir d’achat constatée, sera versée.

Nous faisons savoir aux ministres concernés notre insistance afin que cette prime soit versée à tous les agents non titulaires engagés de façon continue sur la période concernée.


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